Maladie de Crohn, MICI et phytothérapie

maladie de crohn

Certaines plantes peuvent se révéler très bénéfiques en cas de maladies inflammatoires de l’intestin, de plus en plus fréquentes.

La maladie de Crohn et la rectocolite ulcéro-hémorragique (RCUH) sont des maladies coliques inflammatoires (MICI) auto-immunes qui affectent plus de 200 000 personnes en France et dont l’incidence ne cesse d’augmenter dans les pays industrialisés. Dans cette évolution, on incrimine le régime alimentaire (l’alimentation ultra-transformée, entre autres), les métaux lourds ainsi que divers polluants.

Les symptômes

La maladie peut se manifester par des formes légères à modérées ou des formes gravissimes, obligeant à de lourdes chirurgies et compromettant parfois le pronostic vital. Les MICI évoluent par poussées, associant des troubles digestifs, des diarrhées possiblement hémorragiques et un syndrome inflammatoire. Les complications sont nombreuses : carences, fatigue, occlusion, sténose, abcès, voire cancérisation. C’est la biopsie par coloscopie qui affirme le diagnostic. Le traitement conventionnel repose sur la prise de corticoïdes au moment des poussées, sur les 5-aminosalicylés (5-ASA), voire sur les immunosuppresseurs.

Alimentation, dysbiose et probiotiques

Une dysbiose (déséquilibre du microbiote intestinal, ndlr) est toujours associée à ces maladies. Les recherches ont montré le rôle de plusieurs bactéries : Faecalibacterium prausnitzii (qui manque chez ces patients), Propionibacterium freudenreichii (présente dans certains fromages à pâte dure) et Lactococcus lactis sont potentiellement protectrices, ainsi que la souche Escherichia coli Nissle 1917 (plutôt dans la RCUH). En revanche, la prolifération d’autres E. coli dits entéro-invasifs (AIEC) semble clairement nuisible dans la maladie de Crohn. Le rôle de la levure de bière est plus ambigu, car on trouve des anticorps dirigés contre celle-ci, dans la maladie de Crohn en particulier, et on ne sait s’il s’agit d’un effet ou d’une cause. Cependant son proche parent, Saccharomyces boulardii (Ultra-levure®) a été proposé comme probiotique pour des effets potentiellement anti-inflammatoires. La greffe fécale est toujours au stade expérimental avec des résultats hétérogènes.

Il est conseillé de tester une alimentation sans gluten (il existe un terrain génétique partiellement partagé avec la maladie cœliaque) et/ou sans produits laitiers (encore que certains puissent être favorables) et, dans tous les cas, une alimentation anti-inflammatoire (particulièrement riche en antioxydants et oméga 3).

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