Cholestérol, les remèdes naturels

Chacun sait aujourd’hui qu’un excès de cholestérol augmente le risque d’accident cardiovasculaire… Certaines mesures de diététique et quelques substances naturelles peuvent vous aider à garder des artères saines.

Tout le monde a du cholestérol, et heureusement, car il nous est vital ! Mais il doit être présent dans une proportion équilibrée.

Tout d’abord, il faut considérer la part de cholestérol total dans le sang. Il n’existe pas de chiffre précis car cela dépend de nombreux facteurs, en particulier votre âge. Mais, en moyenne, 2 grammes par litre, c’est normal, plus de 2,5 g, c’est trop. Ensuite, l’autre chiffre très important, c’est celui du rapport entre « bon » et « mauvais » cholestérol.

Le « bon » et le « mauvais »

Le cholestérol ne voyage pas tout seul dans l’organisme, il s’associe à d’autres substances (des « apoprotéines »). Pour parvenir jusqu’aux cellules, il entre dans la composition d’une lipoprotéine basse densité (LDL), pour en ressortir et gagner le foie où il sera éliminé, il se déguise en lipoprotéine haute densité (HDL).

Les LDL représentent donc le cholestérol distribué, les HDL, le cholestérol évacué. En temps normal, ces deux protéines s’équilibrent. Mais si les LDL prennent le dessus, tout le cholestérol ne pourra plus être normalement évacué : il viendra se déposer sur la paroi des vaisseaux sanguins, créant des ennuis cardiovasculaires.

On considère donc le cholestérol « LDL » comme « mauvais », le « HDL » étant le « bon ». L’hypercholestérolémie se manifeste de deux manières : cholestérol total trop élévé (+ de 2 g/l), ou/et rapport entre HDL et LDL déséquilibré.

Se soigner en mangeant mieux

Pour réduire votre taux de cholestérol, faire augmenter le taux de HDL et baisser celui de LDL, vous devez commencer par modifier votre comportement alimentaire.

Réduisez en général l’apport de graisses animales au profit des graisses végétaleset, surtout, répartissez-les différemment :

  • toutes les graisses animales (beurre, crème, lait entier, fromage, charcuterie…) le matin.
  • après le petit-déjeuner, ne prenez plus que des graisses d’origine végétale, en particulier sous forme d’huiles (olive, tournesol, maïs, soja, carthame, colza). Et ne soyez pas avare d’huile le soir. Utilisez un mélange colza-olive pour assaisonner vos salades.

Quelques explications s’imposent : il s’agit de suivre des règles de logique et de « chrononutrition ». 85 % du cholestérol qui circule dans votre organisme ne vient pas de votre alimentation : il est fabriqué par votre foie, et ceci le matin. Or, si, à ce même moment, votre foie « voit » affluer du cholestérol (celui que vous avez mis sur vos tartines sous forme de beurre ou dans votre poêle sous forme d’oeufs au bacon), il va naturellement freiner sa production.

Ensuite, place aux matières grasses d’origine végétale, surtout le soir, moment où l’organisme les assimile le mieux.

Cette règle de base fait une exception : le poisson. Mais pas n’importe quel poisson… Celui qui nous vient des mers froides armé de ses fameux oméga 3 ! Ces désormais célèbres acides gras font baisser le taux de cholestérol et l’empêchent de se déposer sur les parois des vaisseaux sanguins. Mais là encore, une petite précision s’impose : il faut choisir de petits poissons, comme les sardines et les maquereaux. Car, plus petits ils sont, moins ils contiennent de mercure. Mettez-les au menu plusieurs soirs par semaine si vous les aimez.

Dernière règle : vous devez manger davantage de fibres, sous forme de céréales complètes (forcément avec un label AB !) et de fruits et légumes, cuits et crus.

Les traitements naturels

Bien entendu, l’excès de cholestérol doit être suivi médicalement, ses conséquences pouvant être très graves. Mais cela n’empêche pas d’essayer des traitements naturels, d’autant que les médicaments prescrits ne sont pas anodins, certains ayant des effets secondaires parfois désastreux.

  • Les substances végétales riches en fibres solubles comme l’ispaghul ou la pectine de pomme diminuent l’assimilation des graisses (en les piégeant dans le tube digestif) et augmentent leur élimination.
  • L’artichaut, en activant la sécrétion de la bile et son évacuation, donne également des résultats intéressants.
  • L’huile de poisson riche en oméga 3, dont les études ont été engagées après constatation de la bonne santé cardio-vasculaire des Esquimaux, fait aussi baisser le taux de cholestérol.
  • La lécithine de soja, grâce à ses propriétés « émulsifiantes » (elle permet le mélange graisse/eau) et à son activité particulière qui consiste à favoriser l’incorporation du cholestérol dans les HDL, est une arme très intéressante pour lutter, d’une part, contre l’excès de cholestérol, d’autre part contre son dépôt sur les parois veineuses. Mais attention : il ne s’agit pas de prendre de la lécithine 15 jours durant puis de faire pratiquer une analyse de sang. Attendez au moins deux mois car la lécithine décolle les plaques de cholestérol des parois des vaisseaux et, en toute logique, le taux de cholestérol circulant augmente au début de votre « cure », pour baisser ensuite.
  • Et enfin, les phytostérols. Ce sont des substances d’origine végétale dont la structure ressemble à celle du cholestérol. Lorsque nous en consommons, l’organisme les « confond » avec le cholestérol et, en réaction, synthétise lui-même moins de cholestérol. Ils agissent en fait comme des leurres. L’alimentation la plus riche en phytostérols (huiles végétales, noix…) est celle des végétariens. On peut aussi augmenter ses apports en cuisinant avec les fameuses margarines aux phytostérols.

Mangez des pommes

La pomme possède des vertus hypocholestérolémiantes que de nombreuses études ont démontrées.

Selon les cas, les volontaires mangeaient deux à trois pommes par jour, pendant un mois et demi ou deux mois. La baisse du cholestérol total était de l’ordre de 5 à 20 %, avec une chute significative du taux de LDL, le « mauvais » cholestérol.

L’hygiène de vie

Une activité physique d’endurance pratiquée régulièrement (vélo, marche, jogging, natation…) et l’arrêt du tabac peuvent également influer très bénéfiquement sur le taux de cholestérol.

Quant à la consommation d’alcool, son excès se révèle vite néfaste.

Dernier point à prendre sérieusement en compte : le surpoids. L’obésité est un facteur aggravant.

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