Cancer : encore une étude en faveur de la restriction calorique

Pour l’instant, ce sont des souris qui se sont serré la ceinture à l’Université Thomas Jefferson, aux États-Unis, et ont montré qu’on avait tout intérêt à faire un petit régime pour freiner le développement du cancer. Sur des souris atteintes de cancer du sein, mises sous restriction calorique (elles n’avaient droit qu’à 30 % de l’apport calorique d’un régime alimentaire « normal »), les tumeurs métastasent moins et se propagent moins à de nouveaux sites. « Le régime semble déclencher des modifications épigénétiques qui vont protéger l’animal des métastases », commente l’auteur principal, le Dr Nicole Simone, professeur agrégé de radio-oncologie. L’équipe de l’université recrute maintenant des humains pour confirmer les résultats.

Magazine

À lire aussi

Pour nous prémunir du risque de nouvelles pandémies…

« Voir un lien entre la pollution de l’air, la biodiversité et la Covid-19 relève du surréalisme, pas de la science », déclarait Luc Ferry dans L’Express du 30 mars 2020, contredisant ce qu’affirme pourtant la soixantaine de scientifiques du monde entier que Marie-Monique Robin a pu interroger pendant le premier confinement. Son livre La Fabrique des pandémies réunit ces entretiens dans une enquête passionnante qui explique comment la déforestation, l’extension des monocultures, l’élevage industriel et la globalisation favorisent l’émergence et la propagation de nouvelles maladies. Non seulement la pandémie de Sars-CoV-2 était prévisible, mais elle en annonce d’autres.

Oui, les herbicides sans glyphosate sont aussi des poisons !

Les débats sur l’interdiction du glyphosate seraient-ils un leurre ? La molécule n’est sans doute pas la plus toxique parmi les produits qui composent le Roundup de Monsanto, mais c’est le seul déclaré. C’était déjà une des conclusions des recherches du Pr Gilles-Éric Séralini et de son équipe en 2005. À la suite d’une de ses nouvelles études sur les produits cachés dans les herbicides nouvelle génération commercialisés sans glyphosate, neuf associations de défense de l’environnement ont porté plainte le 1er décembre dernier auprès des autorités sanitaires.