hémochromatose
L’hémochromatose est une maladie génétique caractérisée par un excès de fer dans l’organisme. Stocké par le foie, ce fer finit par l’intoxiquer, puis par empoisonner le corps entier. À la longue, il peut provoquer de l’arthrose, une cirrhose, des cancers… La maladie est sournoise et, à défaut de dépistage, on la diagnostique généralement alors qu’elle a déjà commencé à provoquer des dégâts. Lorsque l’on manque de fer, on souffre d’anémie : fatigue, essoufflement, pâleur… Et quand on en a trop, on « s’oxyde », ce qui est tout aussi ennuyeux. Cela se traduit par des problèmes articulaires, de la fatigue… Mais c’est souvent après plusieurs années que l’on découvre que ces ennuis sont liés à l’hémochromatose, une accumulation de fer due à la déficience en hepcidine, une hormone que le foie fabrique en trop faible quantité. On estime qu’en France, une personne sur deux cents serait touchée par l’hémochromatose. Désormais, il est devenu plus facile de dépister la maladie que l’on constate en faisant doser le coefficient de saturation de la transferrine. Longtemps, seul un médecin pouvait demander cette analyse. Aujourd’hui, au retour d’un examen de sang « de routine », si la ferritine (protéine qui permet le stockage du fer) est augmentée, le biologiste peut faire réaliser cet examen de sa propre initiative afin d’ôter tout soupçon d’hémochromatose. Si, au contraire, la maladie est confirmée, il sera temps de la traiter, avec de simples mais indispensables saignées. En cas d’hémochromatose, il est conseillé, évidemment, de limiter les apports alimentaires en fer (viande rouge, abats, coquillages, par exemple), et de consommer beaucoup d’aliments riches en phytate (appelé aussi « acide phytique »), une substance qui permet d’éliminer le fer : légumineuses et céréales complètes, oléagineux. Le phytate est présent dans l’enveloppe des graines, d’où l’importance, pour éliminer le fer, de les choisir complètes (et de les faire tremper avant de les manger ou de les faire cuire quand, au contraire, on manque de fer). Buvez aussi du thé aux repas, pour sa richesse en tanins, qui piègent aussi le fer. Limitez par ailleurs les apports en vitamine C (qui favorise l’assimilation du fer) et en alcool (qui stimule la synthèse du fer et épuise le foie déjà très sollicité lors d’un excès de fer).
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