Le pollen frais, un aliment puissant et très riche en nutriments

Les pollens, vous connaissez ? Pas ceux qui sont responsables de vos allergies de printemps, mais ceux qui nourrissent et qui soignent. Dans les années 90, un apiculteur de la région toulousaine redécouvre leurs vertus. Il n’a cessé depuis d’affiner ses recherches : tests, analyses et expérimentations confirment aujourd’hui le pouvoir étonnant de cet aliment bien particulier.

Patrice Percie du Sert est ingénieur agronome et apiculteur passionné. En 1992, une grave affection pulmonaire l’empêche de travailler, le déprime fortement. Un jour, par pure gourmandise, il commence à manger au petit déjeuner le pollen frais de saule tout juste extrait de la ruche qui jouxte sa maison. Et il continue, les jours suivants, au fur et à mesure de la production de ses abeilles. Une semaine plus tard, il se surprend, plein d’entrain à nouveau, son enfumoir à la main, dans un rucher à 15 km de chez lui, à travailler toute la journée…

Rémission miraculeuse de la maladie ou conséquence de sa «cure» de pollen (il en a avalé jusqu’à 200 g par jour…) ? Patrice Percie du Sert s’interroge : c’est le début de ses recherches sur les effets du pollen frais.

Un aliment puissant et très riche en nutriments

De toute évidence, le pollen n’est pas un médicament. Ce produit, butiné par les abeilles sur les fleurs pour la survie de la ruche, est bien un aliment, que les hommes ont appris depuis toujours à goûter à l’occasion. Un aliment peut-il soigner ? De plus en plus de voix médicales et scientifiques s’élèvent pour affirmer qu’il existe un lien évident entre alimentation et santé. La théorie du Dr Jean Seignalet (auquel Patrice Percie du Sert se réfère souvent) paraît la plus aboutie dans ce domaine. La façon de se nourrir constitue, si elle est mauvaise, un facteur aggravant ou déclenchant de certaines maladies. À l’inverse, une bonne alimentation peut préserver la santé, ralentir le vieillissement, et, dans certains cas, soigner, si l’on sait choisir les meilleurs nutriments parmi ceux que la nature offre généreusement.

Et que trouve-t-on dans le pollen ? Des protéines, des ferments lac- tiques (entre 1 et 10 millions par gramme !), des levures, des enzymes, un nombre respectable de vitamines (A, E, C, B1, B2, B3 ou PP, B5, B6, B9 ou acide folique …), des minéraux (fer, calcium, zinc, magnésium, phosphore, sélénium…), des fibres, des oméga 3 et des doses impressionnantes d’antioxydants (bêtacarotènes et caroténoïdes, lutéine et zéaxanthine, polyphénols et flavonoïdes, phytostérols… pour ne citer que les plus connus). Autant de substances auxquelles la médecine s’accorde à reconnaître un pouvoir extrêmement favorable à la santé humaine.

Du frais, sinon rien

Pourtant, Patrice Percie du Sert s’interroge encore. En bon apiculteur qu’il est, il avait l’habitude de s’offrir des cures de pollen chaque année, du pollen séché comme on en trouve souvent dans les boutiques bio ou les pharmacies. Aucune de ces cures ne lui avait jamais fait un tel effet. Mais cette fois, il l’avait mangé frais, tout juste produit par ses abeilles. C’est ainsi qu’il découvre qu’en le séchant pour assurer sa conservation, on fait perdre au pollen la plus grande partie de ses principes actifs. Son premier travail est donc de mettre au point un processus de conservation qui garantisse à ses pollens toutes leurs potentialités. C’est par la congélation qu’il résout le problème, toutes les boutiques équipées de congélateur pouvant assurer la diffusion de ce produit. Et, pour le protéger encore davantage, notamment contre les ruptures de la chaîne du froid, il ajoute au procédé une mise sous azote, qui permet au pollen d’être décongelé et recongelé plusieurs fois sans aucun problème.

Comment être sûr que ça marche ?

Patrice Percie du Sert avait d’abord expérimenté les effets du pollen de saule sur lui-même. Pour mesurer l’action curative de ses produits, sa méthode est d’abord empirique. Il écoute ce que lui disent les consommateurs, compare leurs expériences. C’est ainsi qu’il est alerté sur les bienfaits du pollen de ciste sur la maladie de Crohn, qu’il comprend que chaque pollen, de par sa composition particulière, agit, en synergie avec une alimentation raisonnée, sur des affections différentes. Très vite, il commence à vérifier plus scientifiquement le faisceau d’indices qui se constitue ainsi, avec l’aide de médecins et de laboratoires d’analyses. Il commence à expérimenter les pollens sur les animaux. Les résultats sont plus que probants.

Dans un premier livre, Ces pollens qui nous soignent, paru aux Éditions Guy Trédaniel en 2004, Patrice Percie du Sert peut ainsi dresser une première « matière médicale » des pollens.

Sur quoi ça marche ?

La liste est longue, et peut-être pas exhaustive. Les recherches continuent, et la réédition de son livre est déjà l’occasion pour l’auteur d’affiner ses conclusions et de compléter ses informations sur de nouveaux pollens (de colza et de bruyère, notamment).

  • Dynamisation de l’organisme
    Les vitamines A, E, C et les polyphénols réduisent l’impact des toxines sécrétées par le corps du fait d’une mauvaise alimentation ou sous l’effet du stress. Le pollen euphorise, redonne de l’énergie, sans exciter.
  • Flore intestinale
    Les ferments du pollen, associés à ses antioxydants, empêchent les bactéries pathogènes de se développer dans l’intestin. Ils préservent ainsi la flore intestinale, dont le rôle majeur pour la santé n’est plus à démontrer, et a également une action anti-inflammatoire. Il soulage ainsi tous les dysfonctionnements intestinaux, d’un simple transit perturbé à une colite ou une maladie chronique.
  • Prostate
    De nombreuses études ont démontré les effets positifs des phytostérols, du zinc, des vitamines A, E et B 9, des caroténoïdes et du sélénium, sur les problèmes de prostate. Or, tous ces éléments sont présents en quantité dans le pollen.
  • Cancer du sein
    Le rôle déterminant de l’alimentation et l’action protectrice des antioxydants sur cette maladie sont clairement établis. Selon le Pr Henri Joyeux, la consommation excessive d’œstrogènes (par le biais de la pilule, des traitements de la ménopause ou de la viande des animaux d’élevage industriel qui en contient beaucoup) constituerait également un facteur important dans la déclaration d’un cancer du sein. Or, les polyphénols du pollen appartenant à la famille des phyto-œstrogènes ont la propriété de se fixer à la place des œstrogènes, évitant ainsi leur accumulation.
  • Surcharge pondérale
    Les pollens permettent de rééquilibrer l’apport en nutriments et une meilleure gestion des graisses, ils détoxifient l’organisme, renforcent la flore intestinale. Et leur action euphorisante combat le stress provoqué par la privation de nourriture…
  • Dégénérescence maculaire
    Cette affection insidieuse liée à l’âge (12 % des 65-75 ans en sont atteints, au même titre que la cataracte) évolue de façon progressive, jusqu’à occulter complètement la vue de la partie centrale de l’œil. L’expérience a montré des rémissions spectaculaires de cette maladie quand elle est en cours d’évolution, après 6 mois de prise quotidienne de pollen. On note toujours une amélioration de l’acuité visuelle. En revanche, les pollens ne peuvent rien sur des myopies ou des astigmatismes…
  • Et encore…
    Les pollens obtiennent aussi de très bons résultats sur l’ostéoporose, la circulation sanguine, l’immunité ou les maladies cardio-vasculaires (les toutes dernières recherches de Patrice Percie du Sert ont montré l’action spécifique des pollens de bruyère ou de pavot sur ces dernières).

Comment prendre son pollen ?

En cure (2 ou 3 dans l’année) ou en supplémentation sur le long terme, le pollen s’intègre à l’alimentation à raison de 1 à 2 cuillerées à soupe par jour. Mais en cas de crise, on peut avec intérêt augmenter les apports, il n’y a aucun risque de surdosage. Dans le cadre de notre alimentation moderne, très appauvrie en micronutriments, il est même tout à fait recommandé d’en prendre de façon continue tout au long de l’année, puisqu’il concentre en fait tout ce que nos aliments ont perdu au cours de leur processus de fabrication ou de transformation.

Pour être parfaitement efficace, le pollen doit être décongelé (au moins 30 min avant de l’avaler), mais pas laissé à température ambiante (il y perd vite de ses principes actifs), ni enfermé dans une boîte hermétique (sorti de son sommeil glacé, il redevient un produit vivant, il faut qu’il respire !). Le plus simple est de déposer la consommation de 3 à 4 jours dans une tasse, recouverte d’un linge et gardée au réfrigérateur.

Il ne doit jamais être consommé seul, il est préférable de l’accompagner au moins d’un fruit. Le mieux est de le mélanger le matin dans un yaourt de soja et/ou à une salade de fruits frais, agrémentée d’amandes ou de noisettes : pas de fringales de 11 h à l’horizon et une synergie particulièrement efficace entre des nutriments très protecteurs. Mais il peut aussi se prendre au goûter ou après la soupe aux légumes du soir.

Il est déconseillé de mélanger les pollens. Si vous pensez avoir besoin de deux sortes différentes de pollen, mieux vaut faire une cure du premier, puis à la fin de la barquette, attaquer le deuxième.

Où trouver du pollen frais ?

Il est commercialisé en barquette de 250 g par les boutiques bio équipées d’un congélateur. Il est aussi possible de le commander par l’intermédiaire du site http://www.pollenergie.fr. Une barquette vous fournira environ 3 semaines de cure, à raison d’une cuillerée à soupe par jour, et coûte, selon les lieux de distribution, entre 15 et 20 €.

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