Le coup du lapin

Freinage brutal en voiture, chute de vélo, glissade sur le verglas… des situations fréquentes qui s’accompagnent parfois d’un syndrome dit du « coup du lapin », autrement dit une lésion du rachis cervical, le plus souvent bénigne, mais qui peut s’avérer mortelle dans certains cas.

Le coup du lapin (whiplash pour les Anglo-saxons) fait référence à la façon traditionnelle et barbare d’occire les lapins dans les fermes et qui consiste à leur briser le cou… d’un coup net et sec porté sur la nuque. Sous la violence du choc, les vertèbres cervicales se brisent ou se luxent (déplacement important). Une lésion osseuse qui, quand elle concerne les premières vertèbres cervicales, lèse le bulbe rachidien, cette formation cérébrale située juste sous le cerveau, avant la naissance de la moelle épinière, elle-même concernée par les atteintes cervicales plus basses. Vous l’aurez compris, le coup du lapin correspond à une interruption brutale de l’ensemble des voies neurologiques à destination des membres et du reste du corps. Cette lésion, d’abord osseuse, puis neurologique, peut entraîner un décès ou une tétraplégie d’emblée, autrement dit la paralysie totale des quatre membres et d’une grande partie du corps.

Un aller-retour brutal

En pratique, le coup du lapin correspond à un aller-retour extrêmement rapide du cou pendant lequel les 7 vertèbres cervicales subissent un mouvement violent d’avant en arrière (décélération brutale par freinage, choc frontal) ou d’arrière vers l’avant (accélération brutale, choc arrière). Si les accidents de voiture constituent le plus gros bataillon, on ne doit pas oublier les accidents sportifs (judo, rugby, vélo, équitation, roller, skateboard, plongeon…), les manèges des fêtes foraines (auto-tamponneuses, grand huit…) et enfin, les chutes du quotidien (échelle, verglas…).

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