Le bon côté de la pandémie

Difficile de trouver des bénéfices au Sars-Cov-2, pourtant, cette année, avec la mise à l’arrêt de l’économie pendant plusieurs semaines, l’humanité a prélevé moins de ressources naturelles que les années précédentes.

L’année dernière, on avait épuisé entre le 1er janvier et le 29 juillet ce que la terre peut fournir en un an. Cette année, la date a été reportée au 22 août.

Il nous faudrait donc « seulement » les ressources d’1,6 planète pour continuer à la piller ainsi…

Mais, depuis la fin du confinement généralisé, les émissions de gaz à effet de serre sont reparties à la hausse, dépassant même les niveaux de 2019.

Magazine

À lire aussi

Pour nous prémunir du risque de nouvelles pandémies…

« Voir un lien entre la pollution de l’air, la biodiversité et la Covid-19 relève du surréalisme, pas de la science », déclarait Luc Ferry dans L’Express du 30 mars 2020, contredisant ce qu’affirme pourtant la soixantaine de scientifiques du monde entier que Marie-Monique Robin a pu interroger pendant le premier confinement. Son livre La Fabrique des pandémies réunit ces entretiens dans une enquête passionnante qui explique comment la déforestation, l’extension des monocultures, l’élevage industriel et la globalisation favorisent l’émergence et la propagation de nouvelles maladies. Non seulement la pandémie de Sars-CoV-2 était prévisible, mais elle en annonce d’autres.