La scoliose

Enfant recevant une injection de vaccin contre la grippe par un professionnel de santé, assise sur une table d'examen dans un cabinet médical.

Plus marquée chez les filles, la scoliose concernerait environ 2 % des adolescents en France. La scoliose idiopathique (environ 80 % des scolioses) apparaît chez des enfants et adolescents sans que sa cause soit clairement établie, même si la recherche explore aujourd’hui une origine génétique. Mieux comprendre cette affection est essentiel pour pouvoir la repérer tôt et accompagner plus efficacement les jeunes concernés.

Qu’est-ce que la scoliose ?

La scoliose est une déformation de la colonne vertébrale dans les trois plans de l’espace. On constate une déviation frontale (sur le côté), une déviation sagittale (vers l’avant ou vers l’arrière) et une déviation axiale (rotation vertébrale). Elle est soit idiopathique (on en ignore la cause), c’est le cas le plus fréquent, soit secondaire (mal-formations, maladie…).

Cliniquement, cela peut se traduire par une asymétrie des épaules ou des hanches, un pli de la taille inégal des deux côtés, une gibbosité (saillie d’un côté du dos) visible quand l’enfant se penche vers l’avant (test d’Adams).

Pour confirmer la scoliose, on utilise une radiographie du rachis entier (vue de face et de profil) en charge (debout) qui permet de mesurer la déformation sur plusieurs plans. Depuis quelques années, de plus en plus de centres utilisent le système EOS, une imagerie debout à basse irradiation qui permet des clichés du corps entier en 2D ou en 3D. La dose de rayons X y est très réduite comparée à une radiographie standard ou à un scanner, ce qui représente un atout majeur lorsqu’il faut faire des clichés réguliers, comme pour le suivi des enfants et adolescents scoliotiques (selon les études, on indique qu’elle permet une réduction de la dose de « rayons » de 50 % à 80 %).

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