La maladie de Verneuil, une forme d’acné qui touche les grands plis du corps
Appelée également « hidrosadénite suppurée », la maladie de Verneuil correspond à une infection des grands plis cutanés (aine, aisselle…) liée à une inflammation des glandes sudoripares. On la compare parfois à une forme d’acné.
La maladie de Verneuil (MV) fait partie des maladies rares dites « invisibles » ou « cachées » qui ne bénéficient malheureusement pas de l’intérêt des médias, faute de visibilité, justement. Et pourtant, les malades éprouvent non seulement une souffrance physique liée aux abcès, mais aussi une souffrance psychique et un préjudice au quotidien (difficulté d’exposer son corps au regard des autres, impossibilité d’accéder à certaines activités comme la natation et autres sports d’été, handicap dans la vie sentimentale et sexuelle…). La MV n’est peut-être pas aussi « spectaculaire » que certaines maladies rares neurologiques ou musculaires, mais elle n’en demeure pas moins handicapante. Et elle s’avère particulièrement douloureuse. La MV demeure assez fréquente puisque 4 % des 11/30 ans seraient concernés. Elle touche indifféremment l’homme ou la femme.
Une maladie génétique ?
La MV serait plurifactorielle, liée à une production excessive de sueur (source de macération locale), à une obstruction des glandes sudoripares et des follicules pileux, l’ensemble se compliquant d’une contamination bactérienne à l’origine des symptômes infectieux. On la soupçonne d’être d’origine génétique, car il existe des cas familiaux. Signalons que le tabagisme, les modifications hormonales (ménopause), la chaleur, le stress, le surpoids et l’obésité prédisposent à la survenue d’une MV. Elle serait également plus fréquente chez les patients souffrant aussi d’une maladie de Basedow (forme particulière d’hyperthyroïdie) ou de maladie de Crohn (atteinte digestive).
Trois stades
À un stade avancé (stade 3 de la maladie), la MV est facilement diagnostiquable, tant les lésions sont caractéristiques et spécifiques. Pour autant, la MV n’est pas toujours découverte dès le début lorsque les lésions sont discrètes ou peu fréquentes dans l’année (quoi de plus banal que l’infection d’un poil au niveau de l’aisselle ou de l’aine de temps en temps ?). C’est le stade 1 de la maladie. La maladie n’évolue d’ailleurs pas toujours vers la gravité. Elle peut affecter une ou plusieurs régions du corps, simultanément ou non.
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