Et si c’était un kyste pilonidal, ce bouton infecté dans le bas du dos ?

Situé en bas du dos, à la naissance du sillon interfessier, le kyste pilonidal ressemble à un bouton. Bénin, il peut s’infecter pour devenir handicapant.

Difficile de parler du kyste pilonidal (KP)* sans revenir sur l’embryologie humaine, cette science médicale qui traite de la formation de l’embryon aux premiers stades de son développement. Dans les tout premiers jours, des groupements de cellules migrent au travers de l’embryon pour gagner les différentes zones dans lesquelles elles vont se développer. Le KP, un kyste « dermoïde », correspond à l’infection d’un groupement de cellules qui n’a pas migré au bon endroit. Ainsi, on peut retrouver des fragments de cheveux, de poils, de peau, de cartilage, d’os et même de dents dans un kyste ! Si le sillon interfessier est le plus fréquemment concerné par le kyste dermoïde – qu’on appelle alors kyste pilonidal – d’autres régions peuvent être touchées par ce type de kystes, comme la queue du sourcil.

Hommes jeunes surtout

Le KP concerne plutôt les hommes jeunes, a fortiori en surpoids. Les KP sont loin d’être rares et sont la cause de 20 000 interventions chirurgicales par an. On estime en effet leur fréquence à 1 % chez les hommes et 0,1 % chez les femmes.

Sillon interfessier

Le KP siège dans le derme profond, autrement dit juste avant la couche graisseuse sous-cutanée, au niveau du sillon interfessier, au-dessus de l’anus. En pratique, le KP est circonscrit par une petite enveloppe. Outre les débris déjà cités, il est empli d’une matière de couleur jaune ou blanc-jaunâtre, de consistance pâteuse, à l’odeur rance assez caractéristique. Les KP peuvent mesurer de quelques millimètres à plusieurs centimètres.

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