Des silencieux pour les fusils de chasse

Depuis le 2 janvier dernier, les chasseurs ont officiellement le droit d’équiper leur fusil avec un silencieux.

Eh bien oui, les pauvres, à force de tirer, sont victimes de séquelles de traumatismes sonores aigus (des acouphènes, par exemple…). On pourrait se réjouir que la chasse fasse moins de bruit. Mais les coups de feu sont de sacrés signaux d’alarme pour les promeneurs (et les autres chasseurs).

Et les animaux qui échappaient jusqu’alors aux tireurs maladroits seront bien plus faciles à tuer : le chasseur pourra rater sa cible et recommencer plusieurs fois à tirer sans que l’animal ne file se mettre à l’abri, alerté par la détonation.

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Pour nous prémunir du risque de nouvelles pandémies…

« Voir un lien entre la pollution de l’air, la biodiversité et la Covid-19 relève du surréalisme, pas de la science », déclarait Luc Ferry dans L’Express du 30 mars 2020, contredisant ce qu’affirme pourtant la soixantaine de scientifiques du monde entier que Marie-Monique Robin a pu interroger pendant le premier confinement. Son livre La Fabrique des pandémies réunit ces entretiens dans une enquête passionnante qui explique comment la déforestation, l’extension des monocultures, l’élevage industriel et la globalisation favorisent l’émergence et la propagation de nouvelles maladies. Non seulement la pandémie de Sars-CoV-2 était prévisible, mais elle en annonce d’autres.

Une crise de la sensibilité moderne

Dans L’animal et la mort, l’anthropologue Charles Stépanoff analyse le rapport à la violence infligée aux animaux dans nos sociétés occidentales. Pour lui, en Occident, la sensibilité exacerbée par le désir de protection de la nature et la barbarie de l’exploitation industrielle sont directement liées. Elles sont l’âme et le corps de la modernité. Rencontre.