Chat alors !

Pratique de yoga avec un chat orange sur le dos d'une personne en position de planche, dans une pièce lumineuse avec bibliothèque.

Qui dans sa vie n’a pas croisé le regard envoûtant d’un chat ? Et qui, au contact de sa robe soyeuse, n’a pas ressenti la caresse de son âme ? Un ronron de plus n’est jamais un ronron de trop, et qui ne connaît pas l’approche angélique assurément d’une d’amour des chats manque expérience irremplaçable.

Les chats sont-ils des extraterrestres ?

Permettez, chers lecteurs, que l’on puisse imaginer la race des chats en tant que race supérieure à ce que l’on connaît sur la Terre ?

Dans l’ouvrage d’une humaine du nom de Ghislaine Sprecher, autrice de Chat alors !, ce sont bien ces petits félins qui accueillent les humains sur la Terre que nous partageons et non le contraire !

L’histoire commence comme un conte. En fait, elle est l’illustration d’une vérité première. Installez-vous confortablement et tendez l’oreille, nos amours de chats vont vous parler.

À l’origine

Des mille et une aventures de l’amour, de la tendresse et du désir, nous, les chats, sommes nés. Rien de bien différent, direz-vous, avec les sentiments ordinaires, à la différence des gènes de nos qualités suprêmes. Source d’intuitions, l’esprit aussi souple que le corps, le cœur débordant d’une générosité sans attentes, nous honorons notre féminin sacré comme la source de vie qui jamais ne tarit. Quant à son complément, le masculin non moins sacré que nous portons en nous, il se fait source de force profonde et responsable, distributeur de chaleur réconfortante mise en mouvement dans l’élan constamment actif au service de l’énergie de la vie. Le grand esprit universel, à qui nous devons d’exister, nous a liés à la planète Terre en nous chargeant de la mission d’être un exemple de l’amour inconditionnel. Nous laissant libre choix de prononcer un vœu qui serait respecté de génération en génération, nous avons choisi l’indépendance. Depuis, nul n’a pu enfermer un chat dans quelque dictature que ce soit. Mais ça, par expé- rience, vous le savez déjà, n’est-ce pas ?

Là où tout commence

Bien avant d’être chats, ils étaient des étoiles brillant au firmament d’un paradis ignoré de notre monde. Là-bas, à des milliers d’années-lumière, ils étaient éduqués à l’école du Ciel où les valeurs de l’amour leur étaient enseignées en priorité. Juste avant de descendre dans la matrice terrestre, il leur avait été consigné quatre commandements. Du premier, ils doivent respecter les arbres, leurs frères d’une autre race, mais de la même famille universelle du vivant en charge de la filtration de l’air nécessaire à la vie. Du deuxième, ils doivent respecter l’eau, quels que soient sa provenance et son tempérament, car, dans les océans, les lacs et les torrents, c’est en elle que s’écoule la musique des sphères. Du troisième commandement, ils doivent respecter l’air, parce qu’il est le premier inducteur de vie en conduisant le souffle dans les poumons. Quant au quatrième, il leur a été commandé de respecter les animaux qui, comme eux, dépendent des humains.

Munis du bagage d’un savoir malgré tout quelque peu résilient, les chats savent qu’ils appartiennent à un tout, que tout ce qu’ils voient autour d’eux réside également en eux et que tout ce qui est en eux est également sur la Terre. Détenteurs de ces connaissances, les chats sont devenus de grands philosophes.

L’amour, toujours l’amour !

À présent, des souvenirs anciens de leur apprentissage, ils appliquent les règles de solidarité envers la nature qui les accueille. Quand ils croisent des fleurs sur leurs chemins de randonnée, ils savent les saluer respectueusement. On peut admirer leur allure de danseurs lorsqu’ils foulent l’herbe tendre sur la pointe de leurs coussinets. À la tombée du soir, ils aiment plonger leurs rêves dans les flocons des nuages ocre-mauve.

Par cette intelligence fine qui les caractérise, ils ont su se faire une place royale dans la magie d’un univers qui leur est propre. Fiers de leurs origines, les chats savent être uniques dans l’espace et le temps.

Aux petits enfants comme aux plus grands, ils enseignent le respect du corps qui, disent-ils, est la maison de l’âme. S’ils voient qu’ils ne sont pas écoutés, ils plongent leur regard dans les yeux innocents leur disant : « Voici les miens, regarde-les et cherches-y mon âme ! »

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