Bromélaïne : c’est dans la tige centrale de l’ananas, fibreuse, que se trouvent les enzymes constituant la bromélaïne.

Les enzymes de l’ananas pour faciliter la digestion, chasser la rétention d’eau, l’inflammation, soulager les douleurs rhumatismales, soigner la sinusite…

L’ananas fait partie de la famille des Broméliacées. Il contient un groupe d’enzymes protéolytiques – elle aident à la digestion des protéines – que l’on appelle bromélaïne ou broméline, et qui sont utilisées par l’industrie pour attendrir la viande ou comme additif alimentaire. Traditionnellement, il était utilisé en Amérique du Sud, son continent d’origine, pour soigner de nombreux ennuis de santé : au Mexique, c’était un remède en cas de bronchite, au Vénézuéla, c’était un remède pour les gorges irritées, aux Caraïbes, on l’employait pour guérir les plaies…

Toutes ces indications découlaient de la richesse en enzymes de l’ananas, mais on ne l’a su que très tard car les premières études scientifiques n’ont été entreprises qu’à la fin des années 1950. On a alors découvert que les vertus de l’ananas tenaient à la concentration d’enzymes dans sa tige. Et c’est à partir des années 1960 que ces enzymes, regroupées sous l’appellation bromélaïne, ont été utilisées comme remède en Europe. Aujourd’hui encore, la bromélaïne est un médicament des œdèmes post-traumatiques, aide à guérir plus rapidement des blessures sportives, est prescrite en cas de phlébite ou de sinusite. En Orient, on utilise le suc de la tige pour guérir brûlures et blessures, pour faciliter la digestion, mais aussi en complément de traitement pour certains cancers.

Elle traverse l’estomac

Contrairement à bien des substances, y compris des enzymes, la bromélaïne parvient à traverser sans dommage l’estomac et ses sucs gastriques pour parvenir à l’intestin (où elle participe à la digestion des protéines) puis passe dans le courant sanguin. Elle calme alors l’inflammation et serait une alliée de notre système immunitaire.

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