Le yoga restauratif

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À mi-chemin entre yoga et relaxation, l’objectif du Yoga Restauratif est d’accéder, sans douleur et sans effort, à un état de détente physique et mental profond et réparateur. Entretien avec Audrey Favreau, enseignante en Yoga Restauratif.

Rebelle-Santé : Pourriez-vous me parler un peu de vous ?

Audrey Favreau : Je suis enseignante et formatrice en Yoga Restauratif. J’accompagne des élèves et des professionnels en France et à l’étranger. J’ai déjà formé plus de 1 200 personnes via mes cours en ligne, ateliers et formations certifiantes (Yoga Alliance, YACEP). Mon approche est très concrète : j’utilise le Yoga Restauratif pour aider à mieux récupérer, apaiser le stress et soutenir l’équilibre du système nerveux avec des repères issus à la fois de la tradition du yoga et des connaissances actuelles (anatomie, fascias, neurosciences). Je suis aussi l’auteure de Le Yoga Restauratif, 32 postures pour se détendre réellement (Éditions Grancher), traduit en italien, et qui est paru en anglais aux États-Unis le 2 juin dernier.

Qu’est-ce qui vous a amenée au Yoga Restauratif ?

Je me souviens très bien de ma première leçon de yoga. J’avais six ans et ma mère m’avait emmenée à son cours. Je me rappelle un sentiment de perplexité. Je sentais une posture, passais à la suivante, observais la différence… et je me disais : « Le yoga n’est pas pour moi. » Mais, avec le recul, je crois que quelque chose avait été semé en moi, telle une graine.

Jeune adulte, j’ai été rattrapée par un stress chronique : années de classe préparatoire, école de commerce, puis banque. J’ai essayé la sophrologie, le qi gong, la danse moderne, la réflexologie, la méditation, mais pas le yoga. À l’époque, le « lâcher prise » était une expression vide de sens pour moi. J’étais toujours dans le contrôle.

À trente ans, je dirigeais une quarantaine de personnes dans une banque française, mais je n’arrivais pas à concrétiser mon désir le plus intime, devenir maman. Les parcours médicaux, l’adoption, les échecs… et l’endométriose, avec ses douleurs, ne me laissaient aucun répit. Je vivais aussi avec une pression au niveau de la poitrine, une respiration perturbée, comme si mon corps était en apnée permanente, et un fond de tristesse profond.

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