Hantavirus : un message pour les croisiéristes ?

L’hantavirus n’est pas le coronavirus et ne se transmet pas aussi vite ni facilement que lui, heureusement, car il est bien plus dangereux. Ce qui est arrivé sur le navire de croisière MV Hondius est certes, très triste, mais ne serait-ce pas une sorte de signal d’alarme ? Les bateaux de croisière transportant des milliers de passagers en relarguant une pollution monstrueuse sont-ils compatibles avec le réchauffement climatique ? Un seul navire peut émettre jusqu’à 20 000 tonnes de CO2 par an, soit autant que 10 000 voitures. Et le nombre de croisières a atteint des chiffres faramineux : en dix ans, le nombre de croisiéristes a bondi de 88%. Si l’impact environnemental ne suffit pas à convaincre les vacanciers de ne pas embarquer sur un des mastodontes de la mer, la peur des contaminations le fera peut-être…

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Pour nous prémunir du risque de nouvelles pandémies…

« Voir un lien entre la pollution de l’air, la biodiversité et la Covid-19 relève du surréalisme, pas de la science », déclarait Luc Ferry dans L’Express du 30 mars 2020, contredisant ce qu’affirme pourtant la soixantaine de scientifiques du monde entier que Marie-Monique Robin a pu interroger pendant le premier confinement. Son livre La Fabrique des pandémies réunit ces entretiens dans une enquête passionnante qui explique comment la déforestation, l’extension des monocultures, l’élevage industriel et la globalisation favorisent l’émergence et la propagation de nouvelles maladies. Non seulement la pandémie de Sars-CoV-2 était prévisible, mais elle en annonce d’autres.