Nutri-score toujours pas obligatoire, 79 organisations se mobilisent

nutri score

Mis en place en 2017 en France, sur la base du volontariat, et dans six autres pays européens, le Nutri-score classe les produits alimentaires de A à E, selon leur composition et leurs apports nutritionnels.

Une pétition, lancée en novembre 2025 sur le site de l’Assemblée nationale pour rendre obligatoire le Nutri-score en France, a recueilli 57 000 signatures et a reçu le soutien de l’Académie nationale de médecine, de 45 sociétés savantes (la Société française de nutrition, la Société francophone du diabète, la Société française du cancer…) et de 33 associations citoyennes (la Ligue contre le cancer, Foodwatch…). Cette pétition a été lancée par des scientifiques à l’origine du Nutri-score : Serge Hercberg, Mathilde Touvier, Emmanuelle Kesse et Chantal Julia.

Il y est indiqué que, « dans un contexte d’augmentation continue du surpoids et de l’obésité, l’État français a le devoir de prendre toutes mesures visant à préserver et promouvoir la santé publique ». Le Nutri-score est un outil « efficace pour améliorer l’état nutritionnel de la population, contribuant à réduire le risque de maladies chroniques ». Depuis mars 2026, un nouveau texte législatif est à l’étude pour rendre obligatoire cet affichage sur les produits. Cette proposition de loi, soutenue par huit groupes politiques sur les onze que compte l’Assemblée nationale, appelle à rendre obligatoire le Nutri-score, qui est « un outil de prévention simple, français et efficace », selon la députée socialiste Sandrine Runel qui la porte.

Croisons les doigts !

Pourquoi s’abonner à Rebelle-Santé ?

Magazine

À lire aussi

L’accompagnement personnalisé des traitements contre le cancer

Le héros d’une série culte anglaise des années 1960 clamait à qui voulait bien l’entendre : « Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre ». Dans le domaine médical, face à un pronostic « sombre », certains patients trouvent les ressources nécessaires pour relever la tête, suivant, à leur façon, l’exemple de ce héros de fiction. Leur conviction : « Je ne suis pas une statistique, mais un être humain déterminé à se servir de sa liberté thérapeutique pour alléger sa souffrance et déjouer les pronostics des briseurs d’espoir en blouse blanche ». Luc est l’exemple parfait de ce type de patient « rebelle ». Voici le récit d’une année de son combat contre la maladie.

Académie des sciences : le scandale des OGM

L’académicien Paul Deheuvels, pourtant éminent spécialiste en statistique, n’a pas été consulté lorsque l’Académie des Sciences a publié un communiqué discréditant les résultats de l’étude sur les OGM, menée par Gilles-Eric Séralini. Ulcéré par ces méthodes, Paul Deheuvels revient sur cette affaire où pressions et conflits d’intérêts ont pris le dessus.