Toxicité des additifs alimentaires : effets secondaires indésirables des produits ultra-transformés
Comment imaginer que dans un contexte de surprotection où on peut faire un procès à la mairie en se tordant le pied sur un trottoir, on continue à nous vendre librement des tonnes de poison dans les rayons des supermarchés ? Pourtant, trois nouvelles études confirment que les additifs alimentaires – utilisés massivement dans la nourriture industrielle – augmentent le risque de cancer, de diabète de type 2, d’hypertension et de maladies cardio-vasculaires.
Sur les trois millions et demi d’aliments et boissons répertoriés dans le monde en 2024, plus de 139 000 contiennent au moins un additif alimentaire et plus de 700 000, au moins un conservateur. Mathilde Touvier, directrice de recherche à l’Inserm (principal organisme français de recherche biomédicale), dirige une équipe menant des travaux épidémiologiques à grande échelle pour examiner le lien entre la consommation de ces adjuvants et les risques de maladies chroniques.
S’appuyant sur les résultats obtenus grâce à la cohorte française NutriNet-Santé – soit plus de 100 000 personnes suivies sur une quinzaine d’années –, les scientifiques ont constaté une augmentation du risque de cancer (+ 14 %) et de diabète de type 2 (+ 38 %) chez les gros consommateurs de colorants alimentaires par rapport à ceux qui s’en passent. Quant aux conservateurs, c’est sur l’hypertension (+ 24 %) et les maladies cardio-vasculaires (+ 16 %) que l’impact est le plus flagrant.
Sur les emballages, ces produits toxiques figurent sous des appellations répondant aux codes européens compris entre E100 et E199 (pour les colorants), entre E200 et E299 (pour les conservateurs au sens strict) et entre E300 et E399 (pour les additifs conservateurs antioxydants).
C’est en vous passant d’aliments ultra-transformés que vous les éviterez.
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