J’installe des fleurs adaptées au changement climatique

Fleurs de capucine orange et vertes, accompagnées de sauge de Russie violette, dans un jardin en plein air. Idéal pour la santé et le bien-être, ces plantes aromatiques et ornementales.

Les plantes fleuries ornementales ou plantes à massif sont d’autant plus sensibles au changement climatique qu’elles sont en majorité :

  • des cultivars issus de la création variétale (1), ce qui limite leur possibilité d’adaptation à l’évolution du climat à court terme
  • des plants produits en conditions encore très artificialisées (substrats, fertilisation, éclairage, température contrôlée…) surtout en floriculture industrielle (2), elles sont peu résilientes, notamment vis-à-vis des stress liés au climat.

(1) Qui ne prenait pas encore en compte les effets du changement climatique.
(2) Qui fournit essentiellement la grande distribution.

Le changement climatique impacte la floraison et la pérennité des espaces fleuris avec l’accélération du cycle de vie des plantes. Par ailleurs, en quinze ans, la floraison des plantes ornementales est devenue plus précoce de 10 à 20 jours, ce qui expose certaines espèces aux gels qui sont plus tardifs. Au-delà de 30-35 °C, la formation des bourgeons floraux est réduite, l’épanouissement des fleurs est perturbé, les pétales sont plus petits, les couleurs plus vives, mais la floraison dure moins longtemps. Avec le manque d’eau, la floraison est aussi moins abondante, les fleurs moins belles, alors que l’excès d’eau provoque, quant à lui, la chute des pétales ou l’avortement des bourgeons floraux et des fleurs.

Les espèces adaptées au changement climatique ne sont pas uniquement originaires des milieux chauds et secs. Certaines espèces locales sont tolérantes. De plus, on constate une résilience variétale de certaines plantes fleuries indigènes, qui est soit individuelle et locale, soit plus lente avec une évolution de la génétique qui concerne toute une population.

Le fleurissement des jardins ornementaux ou bouquetiers doit s’adapter, cela passe surtout par le choix des espèces et une autre façon d’organiser et de cultiver les zones fleuries. Cette évolution du jardin est écoresponsable et amène des bénéfices écologiques notables.

Pour lire la suite

Déjà abonné·e ?

Magazine

À lire aussi

La protection de la nuit, un enjeu pour l’ensemble du vivant

Éteignez les lumières ! En France, la production de lumière artificielle a quasiment doublé en vingt ans. La pollution lumineuse devient un problème sérieux qui concerne l’ensemble du vivant. Médecins, scientifiques, biologistes, astronomes tirent la sonnette d’alarme pour faire valoir les bienfaits de la nuit. La lutte pour l’obscurité est devenue essentielle mais s’oppose à des traditions millénaires de culte de la lumière.