Allergies, quand le corps se souvient des séparations
Dans notre imaginaire collectif, les allergies semblent être de simples réactions disproportionnées du système immunitaire face à une substance extérieure. La médecine classique désigne ainsi l’allergène comme « l’ennemi » : une particule à neutraliser par une désensibilisation ou un traitement. Pourtant, si l’on se contente de cette vision réductrice, on passe à côté du véritable message du corps. Car ce n’est pas l’allergène en soi qui déclenche la réaction, mais bien la mémoire inconsciente d’une séparation douloureuse, dont le deuil n’a pas encore été accompli, mémoire qui est réactivée en présence de l’allergène.
Les muqueuses, miroir de nos pertes de contact
Les allergies s’expriment presque toujours au niveau des muqueuses : ces tissus sensibles qui assurent le contact entre notre monde intérieur et l’extérieur. Les yeux, le nez, la bouche, la peau, les voies respiratoires ou digestives servent à capter des informations sur notre environnement : odeurs, goûts, images, sensations. Mais lorsque ce contact est brutalement interrompu et associé à une souffrance, lorsque nous vivons une perte ou une séparation, ces zones en gardent la trace.
Ainsi, une rupture vécue dans la douleur sera « somatisée » sur une muqueuse respiratoire si l’objet de la séparation est associé à une molécule (pollen, produit chimique, parfum…) contenue dans l’air au moment de la séparation. Si le vécu se traduit par une perte de contact tactile, ce sera la peau qui exprimera le conflit, avec de l’eczéma, de l’urticaire ou des démangeaisons (voir Rebelle-Santé n° 282). Et si la séparation est teintée de peur intense, elle touchera le larynx ou la trachée : ce sont les fameux asthmes trachéaux. Ajoutons encore qu’une tonalité olfactive renforce souvent ces processus, donnant lieu à des sinusites ou à des rhinites allergiques.
Chaque symptôme suit donc une logique précise, qui correspond au ressenti émotionnel initial.