Nicolas Chauvat : « Les épinards préfèrent les agrumes plutôt que le thé vert » 

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On nous répète à longueur de journée ce qu’il faut manger et on nous cite les aliments qui sont bons pour notre santé. Mais on oublie quelque chose : la manière dont nous les préparons et les associons influe sur ce qu’ils apportent à notre corps. Formé en biochimie et en immunologie dans les universités Harvard et de Kyoto, Nicolas Chauvat signe un nouvel ouvrage qui remet en question nos certitudes et permet de mieux comprendre la chimie qui se joue dans nos casseroles… puis dans notre organisme.

Rebelle-Santé : Pourquoi avez-vous eu envie d’écrire ce livre ?

Nicolas Chauvat : Je suis passionné par les sciences depuis toujours et je me suis formé à la chimie des aliments. Dernièrement, je me suis rendu compte que les livres sur la nutrition expliquent toujours quels aliments sont bons pour nous, mais jamais comment leur préparation influe sur leurs bienfaits ou à l’inverse, les rend mauvais pour notre santé. J’ai donc eu envie de créer un pont entre les connaissances dont on dispose sur la composition des aliments et l’influence de la manière dont on les prépare sur leurs bienfaits, notamment les associations à faire et à éviter.

Un aliment bon pour nous peut donc devenir mauvais selon sa préparation ?

Tout à fait, on ne peut donc pas juste dire qu’un aliment est « bon pour la santé ». Par exemple, certains aliments riches en oméga 3 (comme les huiles) sont bons pour la santé, sauf si on les chauffe très fortement. Sur le plan nutritionnel, l’huile de colza est bonne, mais si on fait des frites en chauffant cette huile à haute température, ses graisses vont se dénaturer et former des composés toxiques, des acides gras oxydés.

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