Des membres qui repoussent : et si ça devenait possible pour nous ?

Seuls quelques vertébrés possèdent des tissus capables de se régénérer. Les queues des lézards et des salamandres repoussent, les bois des cerfs aussi, tout comme certains tissus des oreilles de lapin. Une autre exception concerne les embryons de souris chez lesquels la régénération de bourgeons de membres antérieurs (les pattes avant) est possible. Une équipe de recherche de l’Inserm, de l’Université de Montpellier et du CHU de Montpellier a repéré certaines cellules « issues de la crête neurale » impliquées dans cette régénération, possible seulement entre 10,5 et 12,5 jours après la fécondation. Les scientifiques comprennent de mieux en mieux l’implication de certains gènes dans ces facultés de régénération des embryons de souris. « À terme, nous espérons que nos travaux contribueront à mieux comprendre la régénération des tissus, y compris chez les humains, et comment il pourrait un jour être possible de réactiver ces mécanismes à des fins thérapeutiques« , conclut Farida Djouad, autrice de cette étude.

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Pour nous prémunir du risque de nouvelles pandémies…

« Voir un lien entre la pollution de l’air, la biodiversité et la Covid-19 relève du surréalisme, pas de la science », déclarait Luc Ferry dans L’Express du 30 mars 2020, contredisant ce qu’affirme pourtant la soixantaine de scientifiques du monde entier que Marie-Monique Robin a pu interroger pendant le premier confinement. Son livre La Fabrique des pandémies réunit ces entretiens dans une enquête passionnante qui explique comment la déforestation, l’extension des monocultures, l’élevage industriel et la globalisation favorisent l’émergence et la propagation de nouvelles maladies. Non seulement la pandémie de Sars-CoV-2 était prévisible, mais elle en annonce d’autres.

Oui, les herbicides sans glyphosate sont aussi des poisons !

Les débats sur l’interdiction du glyphosate seraient-ils un leurre ? La molécule n’est sans doute pas la plus toxique parmi les produits qui composent le Roundup de Monsanto, mais c’est le seul déclaré. C’était déjà une des conclusions des recherches du Pr Gilles-Éric Séralini et de son équipe en 2005. À la suite d’une de ses nouvelles études sur les produits cachés dans les herbicides nouvelle génération commercialisés sans glyphosate, neuf associations de défense de l’environnement ont porté plainte le 1er décembre dernier auprès des autorités sanitaires.