Des membres qui repoussent : et si ça devenait possible pour nous ?
Seuls quelques vertébrés possèdent des tissus capables de se régénérer. Les queues des lézards et des salamandres repoussent, les bois des cerfs aussi, tout comme certains tissus des oreilles de lapin. Une autre exception concerne les embryons de souris chez lesquels la régénération de bourgeons de membres antérieurs (les pattes avant) est possible. Une équipe de recherche de l’Inserm, de l’Université de Montpellier et du CHU de Montpellier a repéré certaines cellules « issues de la crête neurale » impliquées dans cette régénération, possible seulement entre 10,5 et 12,5 jours après la fécondation. Les scientifiques comprennent de mieux en mieux l’implication de certains gènes dans ces facultés de régénération des embryons de souris. « À terme, nous espérons que nos travaux contribueront à mieux comprendre la régénération des tissus, y compris chez les humains, et comment il pourrait un jour être possible de réactiver ces mécanismes à des fins thérapeutiques« , conclut Farida Djouad, autrice de cette étude.
