Arenicola marina, le ver marin au secours des grands brûlés

Ver de terre aquatique en milieu humide, symbole de résilience et de santé naturelle.

Ce ver, auquel on doit les petits tortillons de sable, sur la plage, contient une molécule d’hémoglobine qui oxygène les cellules et permet aux tissus de se régénérer en un temps record. La fameuse molécule M101 a été découverte par le Dr Franck Zal, biologiste, qui s’est aperçu que le ver arrêtait de respirer à marée basse et qu’il vivait grâce à cette molécule d’hémoglobine, « qui est sa bouteille d’oxygène ».

Il a donc mis à profit cette propriété du ver pour concevoir un gel cicatrisant qui capte l’oxygène de l’air et le conduit dans les cellules. Les grands brûlés de la catastrophe de Crans-Montana en bénéficient aujourd’hui, tout comme la chirurgie reconstructrice depuis quelques années (il permet d’alimenter les greffons en oxygène lors de leur transport en attendant une transplantation).

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