Pour en finir avec les cicatrices chéloïdes

Les chéloïdes correspondent à des cicatrices hypertrophiques et teintées, en forme de bourrelet ou d’excroissance de peau, liées à la prolifération de cellules du tissu conjonctif. Inesthétiques, elles constituent un handicap social. Fort heureusement, des solutions existent.

À proprement parler, les cicatrices chéloïdes ne peuvent être considérées comme une maladie rare d’autant qu’elles sont bénignes. Et pourtant, de par le préjudice esthétique et le handicap social qu’elles entraînent, elles n’ont rien à envier à la plupart des maladies rares « visibles », a fortiori lorsqu’elles touchent le visage.

Leurs conséquences psychologi­ques ne sont pas négligeables.

Cicatrices hypertrophiques

Ces cicatrices hypertrophiques durables sont liées à la prolifération de certaines cellules cutanées, les myofibroblastes et les fibroblastes. Ces cellules du derme (couche intermédiaire située entre l’épiderme en surface et l’hypoderme en profondeur) contribuent à constituer le tissu conjonctif qui joue un rôle de soutien pour la peau.

De la cicatrisation normale…

En temps normal, après l’élimination des cellules endommagées par les globules blancs, l’organisme active la prolifération des cellules du tissu conjonctif, du collagène et des vaisseaux sanguins pour « reboucher » une plaie. Rappelons que le collagène est une glycoprotéine impliquée dans la cohésion et la résistance mécanique de la peau. La plaie se recouvre d’une croûte sous laquelle les cellules de l’épiderme vont se multiplier. La cicatrisation est plane.

… à la chéloïde

En cas de cicatrice chéloïde, le collagène est synthétisé en trop grande quantité et la cicatrice va s’épaissir. Il s’agit donc d’une réponse exagérée. Ces cicatrices peuvent survenir plusieurs semai­nes après la plaie. Mais attention, toute cicatrice hypertrophique n’est pas nécessairement une cicatrisation de type chéloïde. Pour parler de chéloïde, il faut que la cicatrice demeure hypertrophique, s’étende et ce, sur plusieurs mois.

On considère que 18 mois d’évo­lution ou d’extension constituent l’entrée dans une cicatrisation de type chéloïde. En d’autres termes, une cicatrice un peu exubérante qui ne s’étend pas et qui régresse en moins de 18 mois ne peut être considérée comme étant chéloïde.

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